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Info - Le commerce équitable -

Qu’ est ce que le Commerce Equitable

LE COMMERCE EQUITABLE

On fait remonter l’origine du commerce équitable à la fin des années 1940, quand aux Etats-Unis deux associations (Ten Thousand Villages et SERRV International) se lancent dans le commerce direct avec des communautés pauvres.

Fin des années 1950 : il arrive en Europe. L’ONG Oxfam commence à vendre des produits artisanaux chinois confectionnés par des réfugiés. En Hollande, une association importe des produits de pays en développement et les vend via les églises et les réseaux tiers-mondistes.

Années 1960 : du commerce, pas de l’aide ! A l’ONU, les pays du Sud lancent le slogan « trade not aid ». L’idée est que, au lieu d’aides financières ou de prêts, les pays riches doivent changer leurs politiques commerciales. Les pays du Sud ne veulent pas l’aumône, ils réclament la justice.

1964 : Oxfam crée la première organisation de commerce alternatif.

1969 : le premier Magasin du monde ouvre en Hollande. 120 autres seront créés en 2 ans. Ce sont des lieux de vente mais aussi de sensibilisation : les étiquettes indiquent la provenance des produits, les projets de développement financés…

Années 1970 : le commerce équitable arrive en France. L’abbé Pierre pose la première pierre des magasins Artisans du Monde qui vendent des produits du Bangladesh. L’objectif : attirer l’attention sur la situation des producteurs du Sud.

Années 1980 : Artisans du Monde ouvre des boutiques dans toute la France. 1988 : aux Pays-Bas, le logo Max Havelaar apparaît sur un café du Chiapas torréfié par des sociétés « classiques ». Des produits équitables vont vendus pour la première fois en supermarchés.

1996 : les premières bananes « équitables » arrivent en Hollande. Elles viennent notamment des petits producteurs d’Equateur qui reçoivent de 40 à 80 % de plus que les prix du marché mondial. En un mois, la banane Oké atteint 10 % du marché hollandais.

Années 2000 : augmentation spectaculaire des ventes : l’équitable sort de la confidentialité. Pourtant, sur 25 millions de producteurs de café, seuls 750 000 bénéficient du commerce équitable.

«  Ils prétendent que le libre commerce est bon pour notre pays. Ils déclarent que cela va nous apporter de nouvelles possibilités et plus de richesse. Mais où sont les opportunités ? Nous ne pouvons pas concurrencer le maïs américain. Comment peuvent-ils le produire à des prix aussi bas ? Qu’allons-nous faire ? Ce libre-échange va nous achever. Notre seule opportunité est de quitter les terres et d’aller en ville ». Un petit producteur de maïs. Mexique

OBJECTIFS DU COMMERCE EQUITABLE

Permettre à de petits producteurs, artisans ou paysans, de vivre dignement de leur travail et d’être acteurs de leur développement.

Permettre aux consommateurs de devenir des citoyens actifs dans leurs choix de consommation.

Contribuer à changer les règles et pratiques du commerce international pour le rendre plus juste.

« A long terme, le commerce équitable représente la possibilité de changer les inégalités du commerce mondial. Plusieurs entreprises commencent à s’interroger sur le commerce traditionnel et leurs relations avec les producteurs des pays pauvres. Le commerce équitable invite les consommateurs à s’interroger. Il peut être un signal de changement réel dans la commercialisation ». Gilmar Laforga, producteur de jus d’orange de la coopérative Coagrosol au Brésil.

UN COMMERCE QUI RESPECTE LES DROITS DE L’HOMME

« Cela m’arrivait régulièrement de travailler de 7 heures du matin jusqu’à 6 heures le matin suivant, surtout quand l’entreprise devait respecter des délais pour l’exportation. Peu importait que plusieurs travailleurs soient malades, l’entreprise ne voulait pas en entendre parler (…). Ce que j’attends n’a rien d’exceptionnel, je souhaiterais juste que les travailleurs de tous les pays connaissent leurs droits. Connaître nos droits de travailleurs est un moyen de respecter notre dignité d’être humain ». Emelia Yanti, ouvrière indonésienne

Créée en 1987 au Zimbabwe, Dezign insiste sur le respect des travailleurs, de l’identité culturelle comme de l’environnement. L’entreprise a ainsi mis au point un procédé d’impression sans solvant. Par ailleurs, ses activités financent des actions de prévention du sida et de soutien aux personnes atteintes par la maladie. Outre un salaire de 36 % supérieur au salaire minimum légal et la prise en charge de frais médicaux, les 130 travailleurs de Dezign participent à l’organisation du travail et à la répartition des bénéfices.

« Toute personne a droit au travail, au libre choix de son travail, à des conditions équitables et satisfaisantes de travail et à la protection contre le chômage.

Tous ont droit, sans aucune discrimination, à un salaire égal pour un travail égal.

Quiconque travaille à droit à une rémunération équitable et satisfaisante lui assurant ainsi qu’à sa famille une existence conforme à la dignité humaine et complétée, s’il y a lieu, par tous autres moyens de protection sociale ».
Extraits de la Déclaration Universelle des droits de l’homme (1948)

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